Indications de l’ostéopathie

Cabinet d'ostéopathie de Remiremont GEHIN - PRETI

PRINCIPES ET FONCTIONNEMENT

L’ostéopathie cherche toujours à redonner de la mobilité au corps du patient, c’est le but ultime de l’examen et des techniques mises en œuvres pendant la séance d’ostéopathie.
En effet en procédant à un interrogatoire complet, un examen visuel de la posture du patient, un examen clinique palpatoire de la zone en dysfonction ou douloureuse voire de l’ensemble du corps du patient, l’ostéopathe établit un diagnostic des zones du corps qui manquent de mobilité. Il s’agit principalement des articulations, des structures musculaires ou ligamentaires concernant la zone à traiter, dans certains cas il est intéressant de chercher la mobilité des ligaments et fascias qui relient les organes aux structures osseuses du corps. L’ostéopathe cherche alors à établir un lien entre la plainte du patient et les zones en « dysfonction ostéopathique » (qui manquent de mobilité donc). Il pourra alors choisir de traiter la zone douloureuse ou en dysfonctionnement, mais aussi des zones adjacentes s’il estime qu’il s’agit de douleurs de compensations par exemple, des lombalgies et des douleurs de sacro-iliaques surviennent fréquemment après une entorse de cheville.
 
Le but en redonnant de la mobilité à une en dysfonction ostéopathique est double : 
-redonner la fonction de mobilité de la zone (un coude doit pouvoir de fléchir et s’étendre)
-améliorer la circulation artérielle, veineuse et nerveuse : en effet un muscle spasmé sur le long terme peut avoir un effet compressif sur les vaisseaux qui le traversent et qui vont vasculariser et innerver les zones adjacentes, ce qui peut avoir un retentissement sur le bon déroulements d’autres fonctions du corps. C’est grâce à ce principe que l’ostéopathe peut intervenir et améliorer des dysfonctionnements qui ne semblent pas être d’ordre mécanique : pour citer quelques exemples : vertiges/accouphènes, céphalées de tensions, dysménorrhées, colites fonctionnelles, constipation…

TECHNIQUES UTILISEES

L’ostéopathe apprend un large panel de techniques durant les 5 années d’études. Il y a deux grands types de techniques : les techniques dite structurelles et les techniques dites fonctionnelles.
-les techniques structurelles : il s’agit des techniques qui visent l’étirement direct des tissus et des articulations. Par exemple, si une articulation est bloquée en flexion et manque de mobilité en extension, l’ostéopathe va chercher à gagner directement vers l’extension. Il s’agit entre autre des techniques de cracking articulaire (ou HVT : high velocity trust manipulation), des étirements musculaires actifs ou passifs, des techniques de travail articulaire visant à regagner progressivement le mouvement perdu…
-les techniques fonctionnelles : il s’agit de techniques qui vont dans le sens du relâchement des tissus. L’ostéopathe cherche la position la plus antalgique possible ou maintient un muscle spasmé en position courte jusqu’à ce qu’il se relâche de lui-même via un processus neurologique réflexe.
Avec les techniques structurelles comme fonctionnelles, l’ostéopathe peut travailler sur les articulations, les muscles, les ligaments, les fascias du corps.

INDICATIONS

En aucun cas l’ostéopathie ne prétend se substituer à la médecine allopathique. Elle se propose juste comme une aide et un outil en plus dans l’arsenal thérapeutique qui cherche à conduire à l’amélioration ou à la guérison du patient.
L’ostéopathie s’adresse donc à l’ensemble des dysfonctionnements entrainant des douleurs, un manque de mobilité, une gène ou un fonctionnement inadéquat de la zone concernée. 
L’ostéopathie est certes toute indiquée pour les troubles fonctionnels, pour lesquels le médecin généraliste a écarté par son diagnostic toute lésion ou pathologie médicale avérée (colites fonctionnelles, douleurs du rachis sans pathologie visible radiologiquement…); mais elle peut également être d’une utilité certaine pour aider à l’amélioration et au confort du patient lorsqu’une pathologie a été diagnostiquée. Puisque le but est de redonner de la mobilité, d’améliorer la circulation veineuse, artérielle, nerveuse et lymphatique; l’ostéopathe peut dans une moindre mesure, aider le corps du patient à fonctionner de manière plus optimale.

L’APPAREIL LOCOMOTEUR

Le domaine d’action le plus connu de l’ostéopathie est bien entendu l’appareil locomoteur. En effet les douleurs articulaires, musculaires, tendineuses du rachis, et des membres répondent bien au traitement ostéopathique, si tant est que toute pathologie qui exclut un traitement ostéopathique soit écartée.
Quelques exemples : 
-lombalgies, dorsalgies, cervicalgies
-douleur pieds/genoux/hanches
-douleurs main/poignets/coudes/epaules
-douleurs récidivantes post traumatiques (suite d’entorses, accident de la voie publique, suite de fracture (après 6 semaines de consolidation), suites chirurgicales…)
-enfant : attitude scoliotiques, certains types de scolioses,tendinopathie
NB : dans ce cas chez l’enfant l’ostéopathie pourra être préventive ou curative, chez l’adulte, la séance aura pour but d’améliorer le confort du patient en travaillant sur les douleurs de compensations par exemple.
-nourrisson : torticolis, plagiocéphalie (qui fait suite le plus souvent à un manque de mobilité du rachis cervical)…
-douleurs du sportif

LE SYSTEME STOMATOGNATIQUE

L’ostéopathie peut également apporter son aide dans certaines problématiques orthodontiques, notamment s’il y a eu des chutes importantes sur le menton ou sur la face qui peuvent bloquer les articulations temporo-mandibulaires par exemple. 
Quelques exemples : 
-douleurs/craquements ATM
-malocclusion 
-chez l’enfant : retard d’éruption dentaire, direction d’éruption dentaire anormale, manque de place dans la mâchoire

LE SYSTEME DIGESTIF

Les troubles fonctionnels de l’appareil digestif répondent souvent bien à l’ostéopathie.
Quelques exemples:
-gastrites et RGO
-colites/colopathie fonctionnelle
-constipation de l’enfant et de l’adulte
-ballonnements

LE SYSTEME NEUROLOGIQUE

Les troubles neurologiques d’origine fonctionnelle répondent bien à l’ostéopathie. Par exemple : 
-lombo-sciatalgie
-pubalgies
-névralgies cervico-brachiales
-pudendalgies
-etc

LE SYSTEME NEUROVEGETATIF

En travaillant sur la détente de tous les tissus du corps et par ce biais sur les émergences et passages des nerfs dans les tissus, l’ostéopathie peut aider à faire baisser le stress physique et mental.
-stress
-sensation d’oppression
-palpitations
-spasmophilie
-troubles du sommeil
-état dépressif

LE SYSTEME GYNECOLOGIQUE

-infertilité féminine
-dysménorrhées

SYSTEME ORL / CRANE

-rhinites/sinusites à répétition
-vertiges
-accouphènes
-céphalées de tension
-migraines

LA FEMME ENCEINTE

Nombreux maux liés à la grossesse sont bien soulagés par l’ostéopathie. 
Les manipulations ne sont en aucun cas pratiquées sur l’utérus ou le foetus.
Quelques exemples :
-sciatalgies
-pubalgies
-douleurs sous-costales
-oppression thoracique, souffle court
-contractions précoces (l’ostéopathe cherche si des tensions ou une perte de mobilité bloquent le foetus en position basse, appuyant ainsi prématurément sur le col)

LE NOURRISSON

L’ostéopathie peut apporter sa contribution pour aider à améliorer certains troubles du nourrissons. Unqiuement sur avis positif du médecin traitant. Quelques exemples :
-torticolis
-plagiocéphalie
-troubles digestifs (coliques, RGO, régurgitations…)
-troubles du sommeil
-trouble de la succion

L’ENFANT

L’ostéopathie peut apporter sa contribution pour aider à améliorer :
-les troubles de la concentration
-l’hyperactivité
-les troubles du sommeil

L’OSTEOPATHIE EN PREVENTION

De plus en plus de patients viennent faire une séance d’ostéopathie préventive , sans plainte particulière mais dans le but d’éviter la survenue de douleurs ou de dysfonctionnements.
Nous conseillons souvent à nos patients de venir faire une séance suite à un accident ou à une chute importante qui sont des facteurs importants de perte de mobilité sur les tissus du corps.
Les sportifs, qui ont besoin d’être au maximum de leurs capacités physiques, savent bien pour la plupart qu’une séance d’ostéopathie préventive peut les aider à obtenir de meilleurs résultats dans leur discipline, ou à éviter des douleurs ou des gènes en pratiquant leur sport.

CONTRE-INDICATIONS

L’ostéopathe n’intervient en aucun cas dans le traitement de pathologies néoplasiques, de pathologies traumatiques aigües (fracture, luxation…), de pathologies cardiaques/respiratoires/viscérales nécessitant un traitement médicamenteux ou chirurgical, de pathologies infectieuses ou malformatives.
La formation de l’ostéopathe comprends des cours de physiopathologie neurologique, cardiaque et vasculaire, respiratoire, viscérale,  gynécologique ou rhumatologique ainsi que les tests médicaux et orthopédiques nécessaires  pour pouvoir rediriger un patient si sa problématique n’est pas du ressort de l’ostéopathie. 
De plus les manipulations à haute vélocité (principalement sur le rachis cervical qui sont controversées de part leur potentiel danger ) ne sont jamais pratiquées chez les personnes à risques (suspicion de malformation ou athéromes au niveau des artères vertébrales, pathologie infectieuse, tumorale, inflammatoire, malformation ou traumatique récente du rachis cervical, ostéoporose, hernie discale)